Hello, this is our weekly border report from the 03.- 09. November.

Hello, this is our weekly border report from the 03.- 09. November. It’s in french, english and german.

Attention, Police Violence Included:

Bonjour à tou.te.s

Au cours de la dernière semaine (03.11.-09.11.), Nous avons rencontré à Grimaldi Inferiore 631 personnes qui avaient été arrêtées par la police française et renvoyées en Italie. C’est de loin le plus grand nombre depuis le début de notre collecte de données, les chiffres augmentent très rapidement ces dernières semaines. Nous savons qu’un total de 648 personnes ont été renvoyées en Italie. Ces 17 personnes supplémentaires sont arrivées à Vintimille en bus public, avec la Croix-Rouge ou la police italienne, raison pour laquelle nous ne les avons pas rencontrées directement.

Le nombre total de personnes déportées comprend 34 femmes, dont au moins 3 femmes enceintes, 24 mineurs voyageant seuls et 18 enfants (âgés de quelques mois à 13 ans) accompagnés d’un membre de la famille.

Les chiffres ci-dessus n’incluent pas environ 25 personnes déportées de Vintimille à Tarente.

Cette semaine a été celle où nous avons enregistré le plus grand nombre de rapports de violence de la police.

Mineurs

Sur les 24 mineurs non accompagnés que nous avons rencontrés, nous pouvons signaler deux incidents particuliers qui se sont démarqués.

Nous avons rencontré un jeune de 17 ans qui souffrait de diabète mais n’avait pas les médicaments nécessaires. Il est arrivé avec un pied très enflé, ce qui est probablement dû à son manque de soins médicaux.

Un autre adolescent de 17 ans a déclaré qu’il avait été gazé (spray au poivre) pendant sa détention dans les conteneurs.

Violence policière

Dans la nuit du 2 au 3 novembre, environ 80 personnes étaient dans les conteneurs. Plusieurs personnes nous ont signalé qu’au cours de la journée du 3, la police pénétrait régulièrement (au moins toutes les heures) dans les conteneurs et utilisait du spray au poivre sur un grand nombre de personnes. Ils ont ensuite souffert de nausées et de problèmes respiratoires après plusieurs utilisations. Un homme a dû vomir plusieurs fois au cours de cette journée. Lorsqu’il est arrivé à notre niveau, il a eu de grandes difficultés à respirer et était incapable de parler. Nous avons dû l’emmener aux urgences.

Trois personnes nous ont dit avoir également été aspergées de gaz lors de leur libération. L’un d’entre eux a déclaré qu’il avait également été frappé par la police à ce moment-là.

Quelqu’un nous a signalé qu’à 13 heures, toujours le 03/11, 6 personnes avaient été libérées. Peu de temps après la libération, la police est revenue dans les conteneurs et a annoncé qu’une autre personne pourrait sortir. Un homme s’est rendu à la porte de sortie et quand il y est arrivé, il explique qu’il a reçu un coup de poing au visage, a été directement gazé et a reçu un coup de pieds à la hanche. Il est tombé au sol et s’est blessé 2 doigts que nous avons vus très gonflés, c’était aussi le cas de sa lèvre. Beaucoup de personnes étaient présentes à ce moment et ont confirmé l’histoire. (Voir photo)

Plusieurs personnes ont également parlé d’un autre incident: Au cours de la journée, nombre d’entre elles ont demandé de la nourriture à la police française parce qu’elles étaient détenues depuis de nombreuses heures déjà, mais on leur a répondu qu’il n’y en avait pas. Ces personnes ont cependant déclaré que certains policiers avaient jeté leurs restes de pommes et de biscuits de l’extérieur vers la cour intérieure des conteneurs.

Une personne nous a dit qu’elel avait demandé à la police française de me libérer car tous ses amis l’avaient déjà été. La demande a été refusée. Plus tard, il a essayé de sortir quand les personnes suivantes ont été relâchées, même s’il n’était pas autorisé à le faire. Il a ajouté que les policiers présents avaient remarqué la tentative et l’un d’entre eux lui avait donné un coup de coude au visage/nez. Il s’est ensuite fait insulter en se faisant libérer. Deux personnes de notre groupe ont vu cette personne sortir des conteneurs en se tenant le nez. Quand nous sommes allés lui demander ce qui s’était passé, il a juste dit qu’il avait été frappé au nez. La même personne aurait déjà demandé de la nourriture pendant sa détention et aurait reçu du gaz poivré au visage.

Lorsqu’une personne a été libérée des conteneurs, il a constaté que son chargeur et son argent n’étaient plus dans son sac et a tenté d’alerter la police. Il témoigne que le policier a utilisé un pistolet paralysant (taser à main) sur sa cuisse gauche et l’a exhorté à disparaître.

Juste après la rencontre avec cet homme, deux autres personnes ont expliqué qu’un policier français avait menacé d’utiliser son Taser déjà allumé contre eux quand ils lui avaient demandé de récupérer un récépissé de demande d’asile gardé par la police. L’un d’eux a été renvoyé en Italie alors qu’il est demandeur d’asile en France. Selon lui, la police française aurait volé son récépissé valable et sa carte d’assurance maladie italienne. Leur raison serait que des noms différents figurent sur les deux documents.

Quelqu’un est arrivé avec une petite tache de sang sur le nez. Il a déclaré qu’un policier l’avait frappé lors de sa libération.

Deux hommes ont indépendamment demandé à la police française de la nourriture pendant leur détention dans les conteneurs. Tous deux ont dit que la police a utilisé du spray au poivre contre eux et en ont frappé un à l’oreille. (Image)

Le 06/11, les 40 premières personnes qui sont venues nous voir dans la matinée ont été relâchées au même moment. Plusieurs femmes arrêtées la veille par la police française ont souligné que pendant la nuit, il n’y avait pas de séparation entre les sexes, toutes personnes étaient maintenues ensemble (femmes, hommes et enfants).

Une de ces femmes nous a raconté son expérience pendant sa détention dans les conteneurs. Nous avons enregistré son témoignage. Elle y disait qu’elle se rendait en France en train pour suivre un traitement. A 19 heures le 05/11. Elle a été arrêtée par la police française dans le train à Menton-Garavan.
Durant sa détention dans les conteneurs, elle a demandé de l’eau à la police. Ils ont répondu qu’elle devrait boire l’eau des toilettes. Elle nous a également dit que la police lui avait volé 500 € et sa carte médicale. Lorsqu’elle a demandé à récupérer ses biens, un policier lui a donné un coup de poing au visage.

Nous avons reçu plusieurs confirmations de témoins oculaires de ce fait, y compris une petite fille de 6 ans. Sa famille et elle-même ont dit qu’elle était très effrayée après avoir vu cela. La fillette et sa famille ont passé la nuit du 05 au 06 novembre dans des conteneurs et pendant la détention elle a eu de la fièvre. La famille a demandé une l’aide médicale, mais la police a répondu que c’était normal.

Une jeune femme de cette famille nous a également dit que lorsqu’elle était en détention, elle avait demandé à la police un médecin parce qu’elle avait un coude très douloureux (suspicion d’entreprise). Le médecin n’a pas été consulté et aucune autre aide n’a été fournie.

Beaucoup de gens nous ont dit qu’ils dormaient à même le sol et que la police a fait fonctionner la climatisation pendant la nuit.

Une personne nous a dit qu’elle avait demandé de la nourriture à la police française pendant sa détention. Il aurait ensuite été frappé par un policier.

Plusieurs personnes cette semaine ont expliqué que la police les frappaient quand ils demandaient quoi que ce soit.

Une autre personne nous a dit qu’un policier français l’avait insulté après qu’il ait demandé de l’eau. C’était sa deuxième nuit en détention, la premiere il a reçu un coup de poing à l’oreille, comme indiqué ci-dessus.

Cet homme faisait partie d’un groupe de personnes arrêtées dans les montagnes dans la nuit du 5 au 6 novembre. Tandis que la police amenait cette personne dans le conteneur, il raconte avoir été frappé avec une matraque au niveau des genoux. (Voir l’image).

2 autres hommes voyageant avec lui nous ont raconté que la même chose leur était arrivée.

L’un d’eux a déclaré avoir également été giflé à plusieurs reprises aux deux oreilles par un policier portant des gants renforcés. Lorsque cette personne est entrée en contact avec nous, il ne pouvait plus bien entendre d’une oreille.

L’autre a déclaré avoir été frappée par un des policiers français sur l’un de ses tibias. Nous avons enregistré son témoignage.

Un 4ème homme a été blessé sur l’arcade sourcillère gauche, il n’était pas clair s’il s’agissait d’un coup de poing ou d’un coup de tête. (Voir photo)

Toujours le 6, les 40 premières personnes libérées ont presque toutes déclaré avoir été gazées. 28 autres cas ont été rapportés au cours de la semaine.

Le 7, un homme a expliqué que lors de son arrestation, l’un de ses poignets était attaché à celui d’un jeune homme de 17 ans par des câbles en plastique. Comme ils étaient trop serrés, il a demandé à la police française si elle pouvait les relâcher un peu. En réponse, ils l’ont giflé et lui ont donné un coup de pied au tibia.

Nous avons rencontré une femme enceinte avec un gros bleu au front. Elle a déclaré avoir été battue par un policier français.

Une autre personne nous a dit que la police française avait volé le reçu prouvant le renouvellement de ses documents italiens.

Nous avons entendu parler de trois cas dans lesquelles la police a gardé des personnes entre 21 et 22 heures dans des conteneurs. Beaucoup plus entre 10 et 16 heures.

Kesha Niya

***English Version***

Within the last week (03.11.-09.11.) We met, in Grimaldi Inferiore, 631 people who had been arrested by the French police and deported to Italy. This is by far the largest number since the data was collected, numbers are increasing very fast these last weeks. We know of a total of 648 people sent back to italy. These 17 people more reached Ventimiglia by public bus, with the Red Cross, or the Italian police, which is why we didn’t meet them directly.
The total number of people who have been deported includes 34 women, at least 3 of them pregnant, 24 minors traveling alone, 18 children (from a few months to 13 years old) accompanied by a family member.
The figures above don’t include about 25 people deported from Ventimiglia to Taranto.
This week was the one when we recorder the most police violence reports.

Minors

Of the 24 unaccompanied minors we met, we can report two particular incidents which stood out.

We met a 17-year-old who suffers from diabetes but did not carry any necessary medicine. He reached us with a very swollen foot, which is most likely due to his lack of medical care.

Another 17-year-old reported that he had been pepper sprayed during his detention in the containers.

Police violence

In the night of 2nd to 3rd November about 80 people were in the containers . Several people reported us that during the day of the 3rd the police regularly (at least every hour) penetrated into the containers and used pepper spray on large numbers of people. They then suffered from nausea and respiratory problem after several uses. A man had to vomit many times during this day. When he reached us, he suffered from severe difficulties to breathe and was unable to talk. We had to take him to the emergencies.
Three people told us that they were also sprayed with pepper spray during their release. One of them said he was also punched by the police at this moment.
Someone reported us that at 13 o’clock on the 03/11 6 people were released. Shortly after the release, the police came back into the containers and said that one more person could go out. This then to the exit door and when he arrived there he explained he got punched by a policeman in the face, directly pepper sprayed also in the face and then kick on the hip. He felt on the ground and injured severely 2 of his fingers that we saw being very swollen as well as his lip. Many people were present at this moment and confirmed the story. (Pictures)

Several people also told about another incident: During the day, many of them asked the French police for food because they were detained since many hours already but they were told there was none. They said that later in the day some policemen threw their rests of apples and biscuits from the outside into the inner courtyard of the containers.

One person told us that he asked the French police to be realised because all his friends had already been. The request was denied. Later he tried to go out when the next people were released even though he was not allowed to. He said the policemen present noticed the attempt and one of them kicked him with his elbow on the face/nose. He then got insulted while getting released. Two people of our group saw this person getting out of the containers holding his nose. When we went to ask him what happened he just said he got hit in the nose. The same person reports having asked for food before during the detention and having received pepper spray in the face.

As one person was released from the containers, he saw that his charger and money weren’t in his bag anymore and tried to alert the police. He testifies the policeman used a taser on his up-left thigh and urged him to disappear.

Just after we met this man, two other people explained a French policeman threatened to use his switched-on taser against them when they asked him to get back a paper the police kept. One of them was sent back to Italy although he is in asylum seeker in France. According to him, the French police stole his valid récépissé and also his Italian health insurance card. Their reason would be that different names stand on both documents.

Someone reached us with a little patch of blood on his nose. He said that a policeman hit him during his release.

Two men independently asked the French police for food during their detention in the containers. Botg say they used pepper spray against them and hit one on the ear. (Picture)

On 06/11 The first 40 people who came to us in the morning were released at the same time. Several women arrested the day before by the French police pointed out that during the night there was no gender separation, every one was kept together (women, men and children).
One of these women told us about her experiences during the detention in the containers. We recorded her testimony. In it she says she was on her way to France by train to receive medical treatment. At 19 o’clock of the 05.11. She got arrested by the French police in the train at Menton-Garavan.
During her detention in the containers, she asked the police for water. They replied that she should drink the toilet water. She also told us that the police stole her € 500 and her medical card. When she asked if she would get her property back, a policeman punched her in the face.
We received several independent eyewitnesses accounts of this incident, including a 6 year-old little girl. Her family and herself said she was really scared after seeing this. The girl and her family spent the night 05/11 to 06/11 in the containers and during the detention she got a fever. The family asked for medical help but the police just answered it was normal.

A young woman from this family also told us that while she was in detention, she asked the police for a doctor because she had a twisted elbow. The doctor was not consulted and any other help was not provided.

Many people told us that they slept on the bare floor and that the police ran the air conditioning throughout the night.

One person told us that she asked the French police for food while he was in detention. He got then punched by a policeman.
Several people this week said they punch you at spray you when you ask for anything

Another person told us that a French policeman insulted him after he asked for water. It was his second night in detention, the day before he got punched in the ear as written above.
This guy was in a group of people arrested in the mountains during the night of the 5 to 6 November. While the police brought this person into the container, the police beat the detained person with their baton in the back of his knee. (See picture).
2 other men travelling with him told us the same thing happened to them.
One said he also got slapped several times on both ears by a policeman wearing reinforced gloves. When this person came into contact with us, he couldn’t ear good from one ear anymore.
The other one reported that she was kicked by one of the French policemen against one of his shins. We recorded his testimony.
A 4th man got hurt above the eye, it wasn’t clear if it was a from a punch or a headbutt.

This day (6th), the first 40 people released almost all reported they got pepper sprayed. 28 other cases were told during the week.

On the 7th a man explained that during the arrest one of his wrists was tied to the one of a 17-year-old with cable ties. Since these were too tight, he asked the French police if they could loosen them a bit. In response, they slapped him on the mouth and kicked him against one of his shins.

We met a pregnant woman with a big bruise on her forehead. She said she was beaten by a French policeman.

Another person told us that the French police stole the deceit proving the renewal of his Italian documents.

We heard of three cases in which the police kept people between 21 and 22 hours in the containers. Many more between 10 and 16 hours.

Kesha Niya

***Deutsche Fassung***

Innerhalb der letzten Woche (03.11.-09.11.) trafen wir, in Grimaldi Inferiore, 631 Menschen, die von der französischen Polizei verhaftet und nach Italien abgeschoben wurden. Dies ist mit Abstand die größte Anzahl seit Erfassung der Daten. Insgesamt wissen wir von 648 abgeschobenen Menschen. Diese 17 Menschen gelangten mit der öffentlichen Busverbindung, dem Roten Kreuz, oder der italienischen Polizei nach Ventimiglia, weswegen sie nicht direkt mit uns in Kontakt traten.
In der gesamten Zahl der abgeschobenen Menschen (648) sind 34 Frauen, 3 davon schwanger, 24 allein reisende Minderjährige, 17 Minderjährige in Begleitung eines volljährigen Familienangehörigen und 4 Kleinkinder enthalten. Zu den oben genannten Zahlen kommen um die 25 Menschen hinzu, die von Ventimiglia nach Taranto deportiert worden sind.

Minderjährige

Über die 24 allein reisenden Minderjährigen, die uns diese Woche begegneten, können wir von zwei Zwischenfällen berichten, die unabhängig von anderen Ereignissen stattfanden und besonders heraus stachen.

Wir trafen einen 17 jährigen, der an Diabetes leidet, aber keine notwendige Medizin bei sich trug. Er erreichte uns mit einem stark angeschwollenen Fuß, was sehr wahrscheinlich auf seine nicht vorhandene medizinische Versorgung zurück zu schließen ist.

Ein anderer 17 jähriger berichtete uns dass er, während seiner Haft in den Containern, von einem französischen Polizisten mit Pfefferspray attackiert wurde.

Polizeigewalt

In der Nacht vom 02. auf den 3. November befanden sich um die 80 Menschen in den Containern. Uns wurde von mehreren Menschen berichtet, dass die Polizei, während des Zeitraumes der Haft, regelmäßig in die Container eindrang und großflächig Pfefferspray gegen die festgehaltenen Menschen einsetzte. Viele Menschen litten, wegen des vielen Pfeffersprays, an Übelkeit. Ein Mensch musste sich, im Laufe des Tages, andauernd übergeben. Als er uns erreichte litt er an Atemproblemen und war nicht in der Lage zu reden. Wir brachten ihn nach Bordighera ins Krankenhaus.
Drei Menschen berichteten uns, dass sie auch während ihrer Entlassung mit Pfefferspray besprüht würden. Einer davon wurde im Anschluss noch geschlagen.
Um 13 Uhr des 03.11. wurden 6 Menschen entlassen. Kurz nach der Entlassung meinte die Polizei zu den festgehaltenen es könne noch einer zur Tür kommen, um entlassen zu werden. Ein Mensch ging daraufhin zum Ausgang und als er dort ankam wurde er von einem Polizisten ins Gesicht geschlagen, im Anschluss mit Pfefferspray in sein Gesicht besprüht und danach getreten. Auf Grund des Angriffs viel der Mensch zu Boden und brach sich, sehr wahrscheinlich, dabei zwei Finger. Unabhängig der Schilderung des Betroffenen wurde uns mehrfach von der Gewalttat berichtet.
Im Laufe des Tages fragten mehrere Menschen die französische Polizei nach Nahrung, worauf diese meinte, sie hätte keine. Am Nachmittag des selben Tages machten einige französische Polizisten eine Essenspause vor den Containern und warfen im Anschluss ihre Essensreste (Reste von Äpfeln und Keksen) in den Innenhof der Container.

Ein Mensch berichtete uns, dass er die französische Polizei fragte entlassen zu werden, da all seine Freunde zum derzeitigen Zeitpunkt freikamen. Die Bitte wurde verneint und daraufhin versuchte der Berichtende dennoch aus den Containern zu entweichen. Die anwesenden Polizisten bemerkten das versuchte Entweichen und einer von ihnen schlug dem Berichtenden mit seinem Ellbogen auf die Nase. Im Anschluss des Übergriffes entließ die Polizei den verletzten und beleidigte ihn während dessen. Zwei Menschen unserer Gruppe waren Augenzeuge des Vorfalls. Die selbe Person fragte, bevor all dies passierte und während er sich noch in der Haft befand, die Polizei nach Essen und als Antwort sprühte ihm ein Polizist Pfefferspray in sein Gesicht.

Während eine Person aus den Containern entlassen wurde, sah diese wie eine andere Person sein Mobiltelefon-Ladegerät und Geld aus seinem Rucksack entwendete und versuchte daraufhin die Polizei darauf aufmerksam zu machen. Bevor er die Situation schildern konnte versetzte ihm ein Polizist, mit einem Taser, einen Elektroschock in seinen linken Oberschenkel und wieß ihn an zu verschwinden.

In einer anderen Situation, von der uns aus Frankreich abgeschobene Menschen berichteten, drohte ein französischer Polizist seinen eingeschalteten Taser gegen Menschen in den Containern einzusetzen.

Ein Mensch erreichte uns mit Blut an seiner Nase. Seine Äußerung besagen, dass ein Polizist ihm während seiner Entlassung auf die Nase schlug.

Der Erzählung zweier Menschen nach zu folgen, fragten diese beiden unabhängig voneinander die französische Polizei, während ihrer Haft in den Containern, nach Essen. Die Polizei setzte gegen beide Pfefferspray ein und schlug einem von ihnen auf sein Ohr.

Am 06.11. wurden die ersten 40 Menschen, die mit uns in Kontakt traten, gleichzeitig entlassen. Mehrere Frauen, die die französische Polizei am Tag zuvor verhaftete, wiesen darauf hin, dass während der Nacht zuvor keine Geschlechtertrennung stattfand, was üblicherweise die Regel ist.
Eine dieser Frauen berichtete uns von ihren Erlebnissen während der Haft in den Containern. Dieses Gespräch nahmen wir auf in Bild und Ton. Sie war mit dem Zug auf den Weg nach Frankreich, um dort eine für sie notwendige medizinische Behandlung durchführen zu lassen. Um 19 Uhr des 05.11. verhaftete sie die französische Polizei im Zug am Bahnhof Menton-Garavan.
Während ihrer Haft in den Containern bat sie die Polizei um Wasser. Diese antwortete sie solle das Toilettenwasser trinken. Sie berichtete uns ebenfalls, dass die Polizei ihr 500€ und ihre Bankkarte entwendete. Als sie fragte, ob sie ihr Eigentum zurück bekäme, schlug ihr ein Polizist in ihr Gesicht. über diese Tat erhielten wir mehrere, unabhängig voneinander stattfindende, Augenzeugenberichte.
Ein 6 jähriges Mädchen, welches sich zur selben Zeit in den Containern befand, ist eine dieser Augenzeugen. Nachdem sie diese Tat beobachtete war sie sehr verängstigt, so das Mädchen und ihre Familie. Das Mädchen und ihre Familie verbrachten die Nacht 02.11.-03.11.) in den Containern und während dieses Zeitraumes bekam sie Fieber. Eines der Familienangehörigen benachrichtigte die Polizei und der Erzählung des Familienangehörigen zu folgen, unterließ diese jegliche Hilfe.
Auch eine junge Frau erzählte uns, dass sie während ihrer Haft die Polizei nach einen Arzt frug, da sie einen verdrehten Ellenbogen hatte. Der Arzt wurde nicht hinzugezogen und auch jegliche andere Hilfe wurde nicht geleistet.
Viele Menschen berichteten uns, dass sie auf dem nackten Boden schliefen und dass die Polizei, über die Nacht hinweg, die Klimaanlage laufen ließ.

Eine Person sagte uns, dass sie die französische Polizei, während seiner Haft, nach Essen fragte und daraufhin wurde er von einem Polizisten geschlagen.

Ein andere Person berichtete uns, dass ein französischer Polizist sie beleidigte, nachdem sie diesen nach Wasser fragte.
Ein Freund dieser Person wurde von dem französischen Militär in den Bergen verhaftet. Im Anschluss wurde dieser Mensch der französischen Polizei übergeben und zur PAF gebracht. Während die Polizei diese Person in die Container brachte, schlug die Polizei der verhafteten Person mit einem Knüppel in eine Kniekehle. Von der Verletzung nahmen wir Fotos auf.

Wie uns berichtet wurde, verhaftete das Militär einen anderen Menschen in den Bergen, übergab diesen ebenfalls an die Polizei und nachdem dieser Mensch in dessen Gewalt war, schlug diese ihm auch mit einem Knüppel in die Kniekehle und mehrmals mit den Händen, Handschuhe tragend, auf beide Ohren. Als dieser Mensch mit uns in Kontakt trat, war es diesem nur möglich auf einem Ohr zu hören.

Eine Person berichtete uns, dass sie von einem französischen Polizisten gegen eines ihrer Schienbeine getreten wurde. Die Beschreibung des Vorfalls wurde von uns in Bild und Ton aufgezeichnet.

Während unserer Abwesenheit an der Grenze erreichte uns ein Mensch mit einer Wunde übe dem linken Auge. Wir machten ein Foto der Wunde. Dieser Mensch beschuldigte einen französischen Polizisten der Tat, war sich aber nicht sicher, ob ihm die Wunde durch einen Schlag mit der Hand oder einer Kopfnuss hinzugefügt wurde.

28 Fälle des Einsatzes von Pfefferspray von Seiten der französischen Polizei gegen Menschen in Haft wurden uns berichtet.

In einer anderen Situation, die uns ein Mensch erzählte, wurde dieser, während seiner Verhaftung, mit einem 17 jährigen mit Kabelbindern zusammengebunden. Da diese zu eng angelegt wurden, fragte er die französische Polizei ob diese sie lockern könne. Als Antwort schlug diese ihm auf dem Mund und tritt ihm gegen eines seiner Schienbeine.

Ebenfalls erreichte uns eine Frau mit einer großen Schwellung auf ihrer Stirn. Ihrer Schilderung nach zu folgen,schlug sie ein französischer Polizist.

Wir kamen mit einem Menschen in Kontakt, den die französischen Polizei abschob, obwohl er sich im Asylverfahren in Frankreich befindet. Seinen Äußerungen nach stahl die französische Polizei sein gültiges récépissé und ebenfalls seine italienische Krankenkassenkarte. Der Grund sei, von Seiten der Polizei, dass unterschiedliche Namen auf beiden Dokumenten stehen würden. Zwei Menschen aus unserer Gruppe waren Augenzeugen, wie die französische Polizei sein Gesicht mit einem Foto verglich. Ein Freund dieser Person fragte im Anschluss, ob sein Freund seine Dokumente zurück bekäme, aber daraufhin bedrohte die Polizei einen Taser gegen ihn einzusetzen und wieß ihn an zu verschwinden.

Eine andere Person erzählte uns, dass die französische Polizei ihm den Beleg über seine Erneuerung seiner Dokumente entwendete.

Wir hörten von drei Fällen, in denen die Polizei Menschen zwischen 21 und 22 Stunden in den Containern festhielt.

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